Les candidats
Sur la liste des candidats, seuls deux ont réussi à représenter l'Amérique : George Walker Bush (le président sortant) et John Kerry (sénateur américain du Massachusetts).
John Kerry

John Forbes Kerry naît un 11 décembre 1943 dans le Colorado. Son enfance mouvementée lui permet de voyager, surtout en Europe où il passe des étés dans une maison familiale située en Allemagne. Puis à l'âge de 11 ans, il part étudier en Suisse. Ce n'est qu'en 1956 et grâce au soutien financier de sa tante Clara Winthrop, qu'il s'inscrit à l'école Saint Paul située dans le New Hampshire.
Bien qu'isolé, comme le souligne l'article de Patrick Jarreau, il arrive néanmoins à s'imposer avec le Hockey sur glace dont son équipe est dirigée par Robert Mueller, futur directeur du FBI. Durant ses quatre ans d'étude, il développera son goût pour la politique et ses facultés d'orateur.
Quatre ans plus tard, il part étudier dans l'Université de Yale où, prit par l'engouement des discours, il obtient la place du président du Yale Political Union (association étudiante organisatrice de débats politiques). Cette opportunité lui permet de s'impliquer dans le mouvement des droits civiques et le programme de Nouvelle frontière de Kennedy. Il remporte, en mars 1965, il remporte le prix Ten Eyck du meilleur orateur pour un discours critique à l'encontre de la politique étrangère américaine. Grâce à son talent, il est choisi pour le discours de fin d'année de sa promotion.
Ainsi, il obtient de la part de John Shattuck, une invitation pour participer au club privé Skull and Bones Society où George Bush et G.W. Bush y sont également membres.
Suite au refus de son report pour des études à Paris, il se voit contraint de s'inscrire au service militaire. Il le commence le 19 août 1967 et s'engage dans les forces armées américaines pour combattre au Viêt Nam. Mais, en mars 1969, peu de temps après sa troisième blessure, l'armée signe le retour de John Kerry aux États-Unis. Il rentre au pays en avril et est officiellement déchargé de ses obligations militaires en mars 1970.
De retour, et suite à son expérience militaire, il décide de rejoindre le groupe des Vétérans du Viêt Nam opposés à la guerre : le VVAW. Il y participe activement : le 22 avril 1971, il témoigne devant des sénateurs sur les conditions de la guerre qu'il clôture par une célèbre réplique :
« Comment pouvez-vous demander à un homme d'être le dernier à mourir pour une erreur ? »
Il prend part à l'Opération POW du dernier week-end de mai 1971. Cependant, et malgré son activisme au sein du VVAW, ainsi que son désir de faire évoluer ses actions dans un cadre de non-violence et de légalité, Kerry ne parvient pas à empêcher la radicalisation de l'organisation et la quitte pour divergence de point vue.
Après des débuts difficiles dans le monde politique, John Kerry décroche une place en tant que Sénateur Démocrate du Massachusetts en 1985. Lors de son discours d'intronisation, il souligne le fait que sa victoire implique que cet état :
« Rejette la politique de l'égoïsme et la notion que les femmes puissent être traitées comme des citoyens de seconde classe ».
John Kerry ne s'est pas arrêté ici, il a continué à militer avec plus ou moins d'ardeur, soutenant que
« Je suis clair, sur ma volonté d'employer la force, si nécessaire, pour protéger nos intérêts dans le monde et, évidemment, la sécurité de notre pays.»
Ainsi, il se place contre les actions dernièrement menées en Irak et en Afghanistan, espérant que les erreurs commises seront réparées le plus rapidement possible. Mais avec les attentats du 11 septembre 2001, son opinion quant à l'avenir des États-Unis et de la politique étrangère reste mitigée.
Compléments
George Walker Bush

Né dans une famille de poids politique, son père était le 41e président des Etats-Unis, il étudie dans le célèbre pensionnat pour garçon de la Phillips Academy à Andover (ville située dans le Masschusetts). Il en garde de bons souvenirs puisqu'il dit :
« À Andover, dit-il, j'ai appris à réfléchir. J'ai appris à lire et à écrire comme je ne l'avais jamais fait auparavant. Et je me suis découvert un nouvel intérêt, un que j'ai gardé toute ma vie. Je le dois à un professeur de première qualité, Tom Lyons, qui enseignait l'histoire. Passionné par cette matière, il savait aussi communiquer son enthousiasme à ses élèves. Il m'a appris que l'histoire fait revivre le passé et ses enseignements, lesquels peuvent souvent aider à prédire l'avenir. »
Puis, grâce à l'influence de son grand-père, il se voit admis à l'université de Yale. Durant ses études, il participe, comme John Kerry, à une confrérie secrète (devenue célèbre par la suite) : les Skull and Bones.
Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde Nationale en 1968 où il devient pilote d'un F-102, ce qui lui permet d'éviter d'aller faire la guerre au Viêt Nam. Pendant son incorporation, il bénéficie d'un nombre exceptionnel de congés, ce qui lui permet de participer à des campagnes électorales. Après une condamnation pour possession de cocaïne en 1972. Il est tout de même admis, lorsque son service militaire se termine, à la prestigieuse université de Harvard où il obtient, en 1975, sa maîtrise en administration. Pour lui, cette maîtrise a été un tournant dans sa vie.
Dès 1979, il commence à s'intéresser au monde économique et décide de fonder sa propre entreprise : la Arbusto Energy qui fera faillite quelques années plus tard.
En 1988, son père élu à la présidence. Et durant cette même année, George W. Bush entend parler que l'équipe Texas Rangers cherche un propriétaire. Il réunit un groupe d'investisseurs fortunés, qui achètent l'équipe pour environ soixante-quinze millions de dollars. Désigné comme représentant de l'équipe, il participe à de nombreuses interviews, de nombreux discours, sa célébrité augmente de plus en plus au Texas. Dans ce contexte, il décide d'essayer d'obtenir un poste électif : celui de gouverneur du Texas.
Pour atteindre ce poste, il bat la démocrate Ann Richards. Il devient le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans. Sa politique est très remarquée pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il signe l'ordre d'exécution de la sentence judiciaire pour 152 condamnés.
A la fin de son second mandat, il décide de se porter candidat , obtient l'investiture de son parti en août 2000 et l'emporte sur le candidat démocrate et vice-président Albert Gore, le bras droit de Bill Clinton huit années durant, aux élections de novembre.
Le 11 septembre 2001, des attentats ont lieu sur les Twins Towers et sur le Pantagone, George W. Bush décide de réprimer les actes terroristes. Il instaure une politique sécuritaire (incarnée par le Patriot Act) aux États-Unis et désigne un Axe du Mal : Corée du Nord, Irak, Iran et plus tard la Syrie. Pour lutter contre le terrorisme, il entame des procédures de guerres en Irak pour renverser le régime de Sadam Hussein soupçonné de détenir des « armes de destruction massives ». Malgré les oppositions affichées par l'ONU : les troupes américaines débarquent en Irak le 20 mars 2003.
Dès lors, de nombreuses manifestations ont eu lieux, de nombreux débats ont été suscités. Mais le président reste unanime dans ses paroles :
« Our Nation - this generation - will lift a dark threat of violence from our people and our future. We will rally the world to this cause by our efforts, by our courage. We will not tire, we will not falter, and we will not fail. »
Pendant les élections présidentielles commencées le 2 novembre 2004, il a de nouveau été désigné par la population (51%) apte à diriger leur pays une seconde fois ...
Compléments
Buisson inaccessible
Le site américain de George W. Bush a été inaccessible par toutes les personnes ne résidant pas en Amériques. Une erreur Forbiden : access denied était affiché sur l'intégralité du site.