Avant toute chose il faut savoir que notre conscience et notre inconscient sont liés même s’ils sont opposés.
Durant l’Antiquité, un philosophe du nom de Platon émettait déjà l’hypothèse d’un inconscient dans son Allégorie de la caverne. En effet, il affirmait que notre esprit ne chercherait pas la vérité s’il n’avait pas déjà au plus profond de lui-même une idée de la vérité. Cette idée fait partie de ce qu’appellera Freud, plus tard, des réminiscences.Au temps de la Renaissance, Descartes parle de la conscience avec son fameux « Cogito ergo sum » (je pense donc je suis), Spinoza, contemporain cartésien de Descartes, lui reproche d’attribuer une trop grande importance à la maîtrise de soi grâce à la conscience.
Les bases sont posées depuis bien longtemps mais ce n’est qu’au XXè siècle que l’on se préoccupe d’avantage de cet inconscient grâce à Freud.Bien que ce soit Descartes qui ait découvert la notion de conscience, c’est à Leibniz que revient tout le mérite d’avoir abordé le problème de l’inconscient.
C’est en effet lui qui met en place la théorie des « petites perceptions ». Il s’agit de montrer que l’inconscient peut être collectif grâce à un ensemble d’idée, de tradition …Outre Leibniz, Schopenhauer et Nietzsche considèrent que la conscience est trop précieuse et que c’est notre corps et les désirs engendrés par celui-ci et la volonté inconsciente qui sont maître en nous. Bergson, quant à lui, fait une référence au « subconscient ». Il serait une partie regroupant notre passé sous forme d’images dont nous nous rappelons lorsque nous en prenons conscience. Le subconscient permettrait à la conscience de sélectionner les images les plus utiles pour nous.
Ainsi nous pouvons en déduire que notre subconscient n’est pas si éloigné de notre conscience. Freud n’est qu’un simple médecin scientifique qui durant toute sa vie essayera de donner un véritable statut à un inconscient en nous qui s’oppose aux idées de la conscience. La découverte de l’inconscient permet à l’homme de faire un pas de géant dans la psychologie humaine.Freud met en avant dans la psychanalyse qu’une partie de nos actes, de nos pensées, de nos désirs nous échappent totalement. Ce qui veut dire qu’ils sont d’origine inconsciente. Cet inconscient serait « force psychique active ». Après plusieurs années de recherche et avec l’aide de plusieurs médecins ayant les mêmes objectifs que lui, il finit par découvrir que notre esprit souffre de réminiscences qui se manifestent au travers de symptômes. Grâce à cette découverte il en vient à mettre en place une méthode, la méthode analytique. Elle réinvente le dialogue et est la base de la psychanalyse.
Elle a permis de découvrir que l’inconscient nous faisait revivre certaines situations embarrassantes ou nous dévoile certaines pensées refoulées. C’est ainsi que Freud découvre que nous souffrons tous du refoulement.Ce refoulement n’est pas forcément bon pour nous car il ne nous permet pas d’évoluer comme il le faudrait. En effet il s’agit d’un mécanisme de défense qui empêche la conscience d’être perturbée par des sentiments, souvenirs ou désirs qui sont en contradiction avec notre éducation.
Le refoulement pourrait être bénéfique s’il venait à disparaître. Malheureusement ce n’est pas le cas. Freud poursuit ses recherches et fait une autre découverte, tout aussi importante, à partir des rêves d’adultes.
Les rêves d’adultes aussi compliqués soient-ils, ne sont en aucun cas dénués de tous sens.
La méthode analytique lui a permis de faire une distinction entre le contenu latent et le contenu manifeste. Les idées latentes seraient le produit d’idées obsédantes, de préjugés…, qui seraient en opposition avec notre éducation. Quant au contenu manifeste, il pourrait être considéré comme la réalisation des désirs refoulés. Tout ceci doit être expliqué par le patient lors de son entretien avec le psychanalyste. Apparemment le rêve a toujours un lien étroit avec le passé. Pour Freud il ne représente pas de prémonitions. Cela remettrait en cause le principe de déterminisme (principe selon lequel rien n’est dû au hasard).Sa découverte ne s’arrête pas là. Le fait que le rêve ait un lien avec le passé du patient, l’amène à dire que se produit un phénomène de régression à l’intérieur de nous. Cette régression possède et avantages et inconvénients. Avantages parce qu’elle permet l’oubli des sentiments douloureux, elle nous permet de fuir la réalité et nous ramène à notre solitude. Le rêve est une nostalgie des origines. La réalité devenant trop dure. Inconvénient, parce que nous nous enfermons dans un monde illusoire, elle nous empêche de grandir (voir le Syndrome de Peter Pan). Nous revivons nos préjugés et il n’y a pas de deuil des sentiments du passé. Il va de soi que la régression est plus un inconvénient qu’un avantage.
Cet donc sur ces quelques pistes que Freud en vient a parler de subdivisions dans notre psychisme. Il crée ce qu’il appelle la première topique en différenciant le conscient, le préconscient et l’inconscient. Puis il crée une seconde topique qui annonce le ça, le moi, le surmoi.En une carrière, Freud réussi à ouvrir les portes de l’inconscient et aujourd’hui encore ses recherches sont d’actualité. Les psychologues et psychiatres sont d’avantages tournés vers les problèmes psychologiques qu’auparavant. Les techniques de guérisons ont réussi à évoluer. L’inconscient peut être une source de malheur si nous ne nous prenons plus la peine de cibler nos problèmes et d’en parler.
C’est ce que reproche Freud à la nouvelle société. Il est dommage de constater que les hommes d’aujourd’hui deviennent de plus en plus individualistes et qu’ils transmettent cet individualisme à leur famille. Certains problèmes psychologiques n’ont fait qu’empirer avec le temps comme ce que nous appelons Le Syndrome de Peter Pan, syndrome de plus en plus fréquent chez les adolescents qui le tiennent de leurs parents qui eux-mêmes le tiennent de leurs parents et ainsi de suite…